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Données publiques

Données immobilières ouvertes : quelles sources utiliser en France ?

DVF, cadastre, DPE, risques, recensement : chaque source répond à une question précise. Voici comment les croiser sans leur faire dire ce qu'elles ne savent pas.

Mathieu GuicheteauCorpusImmo3 min de lecture

Plans cadastraux et calques de données installés face à une ville française.
Illustration éditoriale générée par IA pour CorpusImmo. Elle ne représente pas un bien ni une carte réelle.

En bref

  • DVF décrit des mutations, pas la valeur actuelle de chaque bien.
  • Le cadastre localise les parcelles mais ne prouve ni la propriété ni la constructibilité.
  • Les données de logement, de risques et d'urbanisme complètent l'analyse du marché.
  • Une conclusion solide conserve la source, le millésime et les limites de chaque chiffre.

La France publie beaucoup de données immobilières, mais aucune base ne raconte seule l'histoire d'un bien ou d'un quartier. DVF montre des ventes enregistrées. Le cadastre décrit le découpage parcellaire. L'Insee renseigne la population et le parc de logements. Géorisques documente des expositions. Le DPE mesure une performance conventionnelle.

La bonne méthode ne consiste donc pas à télécharger le plus gros fichier. Elle consiste à partir d'une question, choisir la source correspondante, puis conserver sa date et ses limites.

DVF pour observer les ventes

Le jeu Demandes de valeurs foncières, produit par la DGFiP, recense les mutations publiées au cours des cinq dernières années, hors Alsace, Moselle et Mayotte. Il fournit notamment la date, la valeur foncière, l'adresse, les parcelles et certains éléments descriptifs.

DVF sert à repérer des références de vente, mesurer des volumes et étudier une distribution de prix. Il ne fournit pas l'état intérieur, l'étage, la qualité des travaux, la situation locative ni toujours une ventilation du prix lorsqu'une mutation contient plusieurs lots.

Avant tout calcul au mètre carré, relisez ce que DVF dit et ne dit pas. Une ligne brute n'est pas nécessairement une vente comparable.

Cadastre et urbanisme ne répondent pas à la même question

Le plan cadastral aide à localiser une parcelle, comprendre sa forme et la relier à une mutation. Il ne constitue pas un titre de propriété et ses limites graphiques ne remplacent pas un bornage.

Pour savoir ce qui peut être construit, il faut consulter les documents d'urbanisme opposables : PLU, carte communale, servitudes et règles propres à la zone. Notre guide PLU et constructibilité détaille les vérifications à mener avant de croire une simple couleur sur une carte.

DPE, risques et contexte local

Les données de DPE permettent d'observer la répartition des classes énergétiques, à condition de tenir compte de la date, de la méthode et des doublons possibles. Géorisques renseigne les aléas et permet de préparer l'état des risques lorsque le bien est concerné.

L'Insee complète cette lecture avec la population, les ménages, les résidences principales, la vacance, les types de logements et l'emploi. Ces indicateurs donnent un contexte utile mais leur millésime diffère souvent de celui des transactions.

Un taux de vacance communal ne prouve pas qu'un studio sera vacant. Il signale une question à approfondir par typologie, microsecteur et état du parc.

Une grille simple pour chaque chiffre

Pour toute donnée, notez cinq éléments : producteur, définition, périmètre, millésime et date de consultation. Ajoutez ensuite ce que le chiffre ne permet pas de conclure.

Cette discipline évite trois erreurs fréquentes : comparer des périodes différentes, confondre une moyenne et une référence de bien, puis présenter une donnée dérivée comme une mesure officielle.

L'Observatoire CorpusImmo réunit plusieurs couches pour accélérer cette lecture. Pour une décision de prix, confrontez toujours la donnée territoriale au bien réel et à une estimation documentée.

Questions fréquentes

Les données ouvertes suffisent-elles pour estimer un logement ?

Non. Elles fournissent des références et du contexte. La visite, l'état, la copropriété, les annexes, l'occupation et les particularités juridiques restent nécessaires.

Pourquoi les chiffres diffèrent-ils entre deux sites ?

Les périodes, filtres, traitements des ventes groupées et dates de mise à jour peuvent différer. Comparez la méthodologie avant les résultats.

Peut-on réutiliser librement toutes les données ?

Chaque jeu possède une licence et des conditions d'utilisation. DVF impose notamment de ne pas permettre la réidentification indirecte des personnes ni l'indexation nominative.

Sources et méthode

Sources consultées le 26 septembre 2026 : jeu DVF de la DGFiP, DVF+ open data du Cerema, recensement du logement de l'Insee et information acquéreur-locataire de Géorisques.

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Estimation statistique indicative, calculée à partir des transactions publiques DVF. Elle ne constitue pas une expertise immobilière.

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