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Données publiques

Prix immobilier par département au 1er semestre 2026 : les plus fortes hausses et baisses

Pas-de-Calais +10,5 %, Aude −5,3 %, Paris à 9 750 €/m² et le Territoire de Belfort à 1 240 €/m² : le classement des départements pour les appartements au 1er semestre 2026.

CorpusImmo8 min de lecture

Marché animé, tramway et logements dans le centre d'une ville moyenne française.
Illustration éditoriale générée par IA pour CorpusImmo. Elle ne représente pas un bien ni une carte réelle.

En bref

  • Sur les 73 départements qui comptent au moins 300 ventes d'appartements, 55 voient leur prix médian monter sur un an et 18 le voient baisser.
  • Les plus fortes hausses sont dans le Pas-de-Calais (+10,5 %), les Hautes-Pyrénées (+9,4 %) et les Pyrénées-Atlantiques (+7,1 %).
  • Les plus forts reculs touchent l'Aude (−5,3 %), la Charente-Maritime (−3,6 %) et les Landes (−2,9 %).
  • Paris (9 750 €/m²) et les Hauts-de-Seine (6 400 €/m²) restent les plus chers. Le Territoire de Belfort (1 240 €/m²) et la Loire (1 280 €/m²) sont les moins chers.

Au 1er semestre 2026, le prix médian d'un appartement atteint 3 350 €/m² en France, en hausse de 2,1 % sur un an. Ce chiffre national cache de grands écarts entre départements. Huit des départements classés ici gagnent plus de 5 % en un an. L'Aude, elle, perd plus de 5 %.

Cet article classe les départements selon le prix médian des appartements : les 10 plus chers, les 10 moins chers, les 10 plus fortes hausses et les 10 plus forts reculs sur un an.

Le seuil retenu : 300 ventes d'appartements

Dans un département où l'on vend peu d'appartements, quelques ventes suffisent à faire bouger la médiane. Un classement sur ces chiffres mettrait en avant des hasards plutôt que des écarts réels.

Nous ne retenons donc que les départements qui comptent au moins 300 ventes d'appartements au 1er semestre 2026 et au 1er semestre 2025. C'est la règle de notre étude du semestre. Elle garde 73 départements sur les 97 couverts par les données.

Parmi les départements écartés, on trouve la Creuse, la Lozère, la Haute-Marne ou la Meuse, où l'on vend surtout des maisons. La Creuse a le prix le plus bas de France, à 890 €/m², mais sur 48 ventes d'appartements seulement.

Ce qu'il faut savoir avant de lire

Les chiffres viennent des ventes enregistrées par l'administration fiscale (DVF+, Cerema, livraison du 15 octobre 2026). Ils portent sur les ventes simples d'un seul appartement, avec une surface connue.

  • Les chiffres de 2026 sont provisoires. Une partie des ventes du semestre n'est pas encore publiée.
  • Le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Moselle et Mayotte sont absents des données publiques. Ils ne figurent dans aucun classement.
  • Un prix médian n'est pas corrigé de la qualité des biens. Si un semestre compte plus de petites surfaces ou de logements rénovés, la médiane bouge sans que les prix aient changé.
  • Dans 20 départements, la publication des ventes du semestre est incomplète. Ils sont signalés dans les listes ci-dessous.

Les 10 départements les plus chers

  1. Paris : 9 750 €/m² (+1,4 % sur un an, −5,2 % sur trois ans).
  2. Hauts-de-Seine : 6 400 €/m² (+0,6 % sur un an, −7,3 % sur trois ans).
  3. Alpes-Maritimes : 4 900 €/m² (+2,5 % sur un an, +5,0 % sur trois ans).
  4. Val-de-Marne : 4 670 €/m² (−0,5 % sur un an, −7,7 % sur trois ans).
  5. Haute-Savoie : 4 410 €/m² (+1,6 % sur un an, +3,3 % sur trois ans).
  6. Seine-Saint-Denis : 4 000 €/m² (+1,8 % sur un an, −1,1 % sur trois ans).
  7. Yvelines : 3 910 €/m² (+0,8 % sur un an, −5,1 % sur trois ans).
  8. Corse-du-Sud : 3 880 €/m² (−2,0 % sur un an, +0,5 % sur trois ans).
  9. Var : 3 790 €/m² (+0,6 % sur un an, −0,4 % sur trois ans).
  10. Savoie : 3 740 €/m² (stable sur un an, +0,4 % sur trois ans).

Cinq départements d'Île-de-France figurent dans ce classement. Ils restent tous sous leur prix de 2023. À l'inverse, les Alpes-Maritimes (+5,0 %) et la Haute-Savoie (+3,3 %) le dépassent nettement.

Pour Paris, le détail est dans l'étude Paris arrondissement par arrondissement.

Les 10 départements les moins chers

  1. Territoire de Belfort : 1 240 €/m² (−1,8 % sur un an, −2,8 % sur trois ans).
  2. Loire : 1 280 €/m² (−0,3 % sur un an, −2,1 % sur trois ans).
  3. Allier : 1 340 €/m² (+4,3 % sur un an, +6,8 % sur trois ans).
  4. Vosges : 1 380 €/m² (+0,9 % sur un an, +11,9 % sur trois ans).
  5. Saône-et-Loire : 1 410 €/m² (−1,3 % sur un an, +5,3 % sur trois ans).
  6. Yonne : 1 440 €/m² (+0,5 % sur un an, −4,9 % sur trois ans).
  7. Haute-Vienne : 1 480 €/m² (−2,9 % sur un an, −10,8 % sur trois ans).
  8. Aube : 1 520 €/m² (−0,5 % sur un an, −7,2 % sur trois ans). Publication incomplète.
  9. Lot-et-Garonne : 1 540 €/m² (+1,1 % sur un an, +2,9 % sur trois ans).
  10. Dordogne : 1 610 €/m² (+1,0 % sur un an, −3,4 % sur trois ans).

Dans ces départements, un appartement se vend plus de deux fois moins cher au m² que la médiane nationale. Paris est près de huit fois plus cher que le Territoire de Belfort.

Les 10 plus fortes hausses sur un an

  1. Pas-de-Calais : +10,5 %, à 2 470 €/m² (+6,2 % sur trois ans). Publication incomplète.
  2. Hautes-Pyrénées : +9,4 %, à 1 890 €/m² (+14,1 % sur trois ans).
  3. Pyrénées-Atlantiques : +7,1 %, à 3 620 €/m² (+10,1 % sur trois ans).
  4. Côtes-d'Armor : +6,7 %, à 2 370 €/m² (+10,0 % sur trois ans).
  5. Loiret : +6,7 %, à 2 230 €/m² (−4,4 % sur trois ans).
  6. Sarthe : +6,1 %, à 1 900 €/m² (−0,1 % sur trois ans).
  7. Finistère : +5,2 %, à 2 300 €/m² (+6,0 % sur trois ans). Publication incomplète.
  8. Eure-et-Loir : +5,1 %, à 2 190 €/m² (−0,2 % sur trois ans).
  9. Vienne : +4,6 %, à 2 100 €/m² (+0,8 % sur trois ans). Publication incomplète.
  10. La Réunion : +4,4 %, à 2 960 €/m² (+14,5 % sur trois ans). Publication incomplète.

Les hausses les plus fortes concernent souvent des départements aux prix modérés. Sur trois ans, le Loiret, la Sarthe et l'Eure-et-Loir restent pourtant sous leur niveau de 2023 : leur hausse de 2026 fait suite à un recul.

Quatre départements de cette liste ont une publication incomplète. Leur médiane repose sur moins de ventes que d'habitude. Elle pourra être revue quand les ventes manquantes seront publiées.

Les 10 plus forts reculs sur un an

  1. Aude : −5,3 %, à 2 250 €/m² (−2,4 % sur trois ans).
  2. Charente-Maritime : −3,6 %, à 3 710 €/m² (−7,8 % sur trois ans).
  3. Landes : −2,9 %, à 3 180 €/m² (−3,6 % sur trois ans).
  4. Haute-Vienne : −2,9 %, à 1 480 €/m² (−10,8 % sur trois ans).
  5. Corse-du-Sud : −2,0 %, à 3 880 €/m² (+0,5 % sur trois ans).
  6. Manche : −2,0 %, à 2 300 €/m² (+6,0 % sur trois ans).
  7. Territoire de Belfort : −1,8 %, à 1 240 €/m² (−2,8 % sur trois ans).
  8. Guadeloupe : −1,5 %, à 3 350 €/m² (−0,8 % sur trois ans). Publication incomplète.
  9. Saône-et-Loire : −1,3 %, à 1 410 €/m² (+5,3 % sur trois ans).
  10. Loire-Atlantique : −1,1 %, à 3 250 €/m² (−9,8 % sur trois ans).

Les reculs sont moins marqués que les hausses. Hors l'Aude, aucun ne dépasse 4 %. Trois départements du littoral atlantique figurent dans la liste : la Charente-Maritime, les Landes et la Loire-Atlantique.

Sur trois ans, la Loire-Atlantique et la Haute-Vienne perdent environ 10 %. La Manche et la Saône-et-Loire, au contraire, restent au-dessus de leur prix de 2023.

Les départements à publication incomplète

Dans certains départements, les actes de vente sont enregistrés avec plusieurs mois de retard. Le 2e trimestre 2026 y paraît alors bien plus faible qu'il ne l'est. Pour ces départements, l'évolution du nombre de ventes n'est pas calculée.

Vingt départements sont concernés : l'Ain, l'Aisne, les Alpes-de-Haute-Provence, l'Aube, le Calvados, la Corrèze, la Drôme, le Finistère, l'Indre, l'Isère, la Haute-Loire, la Marne, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, le Pas-de-Calais, le Tarn, la Vienne, la Guadeloupe, la Martinique et La Réunion.

Leur prix médian reste publié quand il repose sur assez de ventes. Il doit être lu avec plus de prudence. Notre article sur les ventes absentes de DVF explique d'où viennent ces trous.

Aller plus loin

Un département regroupe des communes très différentes. Le prix d'une préfecture peut s'écarter fortement de celui des communes rurales voisines.

Le bilan national est dans notre article ce que disent les ventes du 1er semestre 2026. La lecture par région est dans les prix immobiliers par région au 1er semestre 2026. Le classement des villes figure dans l'étude prix des 30 grandes villes au 1er semestre 2026.

L'observatoire permet de descendre à la commune et au quartier. Pour un logement précis, l'estimation en ligne part des ventes proches de son adresse.

Questions fréquentes

Quel est le département le plus cher en 2026 ?

Paris, avec un prix médian de 9 750 €/m² pour un appartement au 1er semestre 2026. Suivent les Hauts-de-Seine (6 400 €/m²) et les Alpes-Maritimes (4 900 €/m²).

Où les prix des appartements ont-ils le plus baissé ?

Parmi les départements qui comptent au moins 300 ventes d'appartements, l'Aude recule le plus, de 5,3 % sur un an. Suivent la Charente-Maritime (−3,6 %) et les Landes (−2,9 %). Ces chiffres décrivent les ventes passées et ne disent rien des prix à venir.

Pourquoi la Creuse n'apparaît-elle pas dans le classement des moins chers ?

On y a vendu 48 appartements au 1er semestre 2026. C'est trop peu pour un classement fiable. Son prix médian, 890 €/m², est le plus bas de France, mais il peut varier fortement d'un semestre à l'autre.

Sources et méthode

Ventes : DVF+ open data du Cerema, d'après la DGFiP, livraison 2026.2 du 15 octobre 2026. Ventes simples d'un appartement avec surface connue, du 1er janvier au 30 juin de chaque année. Évolution : rapport des prix médians du 1er semestre 2026 et du 1er semestre 2025 (ou 2023 pour trois ans), moins un. Classements limités aux départements comptant au moins 300 ventes d'appartements sur chacun des deux semestres comparés. Le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Moselle et Mayotte ne figurent pas dans ces données publiques. Calculs CorpusImmo.

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Estimation statistique indicative, calculée à partir des transactions publiques DVF. Elle ne constitue pas une expertise immobilière.

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