Données publiques
Prix immobilier par région au 1er semestre 2026
De 1 770 €/m² dans le Grand Est à 5 700 €/m² en Île-de-France : prix des appartements et des maisons, évolution et nombre de ventes dans les 13 régions de métropole.
Mathieu GuicheteauCorpusImmo10 min de lecture

En bref
- L'Île-de-France reste la région la plus chère pour un appartement, à 5 700 €/m². Le Grand Est est la moins chère, à 1 770 €/m².
- Seules trois régions dépassent la médiane nationale des appartements (3 350 €/m²) : l'Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Corse.
- Sur un an, le prix des appartements monte le plus dans les Hauts-de-France (+4,1 %) et en Bretagne (+3,8 %). Il recule en Corse (−0,7 %) et en Bourgogne-Franche-Comté (−0,6 %).
- Sur trois ans, les Pays de la Loire perdent 7,5 % sur les appartements et l'Île-de-France 8,8 % sur les maisons.
En France, le prix médian d'un appartement atteint 3 350 €/m² au 1er semestre 2026. Celui d'une maison atteint 2 180 €/m². Derrière ces deux chiffres, les régions affichent des écarts très larges. Un appartement coûte plus de trois fois plus cher au m² en Île-de-France que dans le Grand Est.
Cet article reprend les 13 régions de métropole, puis l'outre-mer. Pour chaque région, il donne le prix médian des appartements et des maisons, leur évolution sur un an et sur trois ans, et le nombre de ventes du semestre.
D'où viennent ces chiffres
Les chiffres viennent des ventes enregistrées par l'administration fiscale (DVF+, Cerema, livraison du 15 octobre 2026). Ils portent sur les ventes simples : une seule maison ou un seul appartement, avec une surface connue. Les ventes sur plan et les ventes de plusieurs logements en un seul acte sont écartées.
Chaque semestre est comparé au même semestre des années précédentes : janvier à juin 2026 face à janvier à juin 2025, puis face à janvier à juin 2023.
Trois limites sont à garder en tête :
- les chiffres de 2026 sont provisoires, car une partie des ventes du semestre n'est pas encore publiée ;
- le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle sont absents des données publiques, tout comme Mayotte : le Grand Est ne compte donc que ses sept autres départements ;
- un prix médian n'est pas corrigé de la qualité des biens : si l'on vend plus de petites surfaces ou de logements rénovés, la médiane bouge sans que les prix aient changé.
Les régions les plus chères
L'Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Corse sont les trois seules régions où le prix médian des appartements dépasse la médiane nationale.
- Île-de-France : 5 700 €/m² pour un appartement (+1,7 % sur un an, −3,1 % sur trois ans) et 3 480 €/m² pour une maison (−0,7 % sur un an, −8,8 % sur trois ans). La région compte 60 184 ventes, soit 0,4 % de plus qu'un an plus tôt.
- Provence-Alpes-Côte d'Azur : 3 890 €/m² pour un appartement (+2,0 % sur un an, +2,1 % sur trois ans) et 3 890 €/m² pour une maison (+1,5 % sur un an, −3,0 % sur trois ans). On y compte 39 634 ventes, en baisse de 1,1 %.
- Corse : 3 450 €/m² pour un appartement (−0,7 % sur un an, +2,2 % sur trois ans) et 3 900 €/m² pour une maison (+3,2 % sur un an, +3,3 % sur trois ans). L'île compte 1 989 ventes, soit 6,0 % de plus qu'en 2025.
La Corse est la seule région où la maison se vend plus cher au m² que l'appartement. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, les deux médianes sont au même niveau.
Le prix francilien cache lui-même de grands écarts. Paris atteint 9 750 €/m² pour un appartement. Le détail par arrondissement se trouve dans l'étude Paris arrondissement par arrondissement.
L'Ouest et le Sud
Dans quatre régions de l'Ouest et du Sud, un appartement se vend entre 2 770 et 3 120 €/m².
- Nouvelle-Aquitaine : 3 120 €/m² pour un appartement (+2,5 % sur un an, −0,3 % sur trois ans) et 1 940 €/m² pour une maison (+0,2 % sur un an, −1,1 % sur trois ans). La région compte 37 198 ventes, en baisse de 5,2 %.
- Pays de la Loire : 2 990 €/m² pour un appartement (+0,3 % sur un an, −7,5 % sur trois ans) et 2 190 €/m² pour une maison (+0,2 % sur un an, −3,5 % sur trois ans). On y compte 24 030 ventes, en hausse de 1,5 %.
- Bretagne : 2 960 €/m² pour un appartement (+3,8 % sur un an, +2,4 % sur trois ans) et 2 260 €/m² pour une maison (+1,3 % sur un an, +1,1 % sur trois ans). La région compte 20 394 ventes, en baisse de 5,5 %.
- Occitanie : 2 770 €/m² pour un appartement (+0,3 % sur un an, +0,9 % sur trois ans) et 2 210 €/m² pour une maison (+0,3 % sur un an, −1,8 % sur trois ans). On y compte 40 120 ventes, en baisse de 3,0 %.
Les Pays de la Loire présentent le plus fort recul sur trois ans parmi toutes les régions pour les appartements. La Bretagne fait l'inverse. Avec la Corse, c'est la seule région où les appartements et les maisons dépassent leur prix de 2023.
Le Centre-Est
- Auvergne-Rhône-Alpes : 2 980 €/m² pour un appartement (+1,5 % sur un an, −1,2 % sur trois ans) et 2 390 €/m² pour une maison (−1,5 % sur un an, −2,9 % sur trois ans). La région compte 45 054 ventes, en baisse de 5,2 %.
- Bourgogne-Franche-Comté : 1 840 €/m² pour un appartement (−0,6 % sur un an, stable sur trois ans) et 1 560 €/m² pour une maison (+0,1 % sur un an, −0,1 % sur trois ans). On y compte 15 779 ventes, en baisse de 2,9 %.
Auvergne-Rhône-Alpes est la deuxième région par le nombre de ventes, derrière l'Île-de-France. C'est aussi celle où le prix des maisons recule le plus sur un an.
Le Nord, la Normandie, le Centre et l'Est
- Hauts-de-France : 2 540 €/m² pour un appartement (+4,1 % sur un an, +1,8 % sur trois ans) et 1 820 €/m² pour une maison (+2,6 % sur un an, −1,2 % sur trois ans). La région compte 29 145 ventes, en baisse de 6,6 %.
- Normandie : 2 440 €/m² pour un appartement (+0,2 % sur un an, +0,1 % sur trois ans) et 1 980 €/m² pour une maison (+0,1 % sur un an, −2,5 % sur trois ans). On y compte 19 279 ventes, en baisse de 3,9 %.
- Centre-Val de Loire : 2 190 €/m² pour un appartement (+3,1 % sur un an, −2,1 % sur trois ans) et 1 670 €/m² pour une maison (+0,9 % sur un an, −1,5 % sur trois ans). La région compte 14 578 ventes, en baisse de 0,8 %.
- Grand Est : 1 770 €/m² pour un appartement (stable sur un an, −0,6 % sur trois ans) et 1 540 €/m² pour une maison (−0,7 % sur un an, −1,4 % sur trois ans). On y compte 11 592 ventes, hors Alsace et Moselle.
Les Hauts-de-France affichent la plus forte hausse des appartements sur un an. Le Grand Est est la région la moins chère pour les deux types de logement. Plusieurs de ses services de publicité foncière publient les actes avec retard : l'évolution de son nombre de ventes n'est donc pas calculée.
Hausses et reculs sur un an
Pour les appartements, le prix médian monte dans 10 régions sur 13. Les plus fortes hausses sont celles des Hauts-de-France (+4,1 %), de la Bretagne (+3,8 %) et du Centre-Val de Loire (+3,1 %). Deux régions reculent : la Corse (−0,7 %) et la Bourgogne-Franche-Comté (−0,6 %). Le Grand Est reste stable.
Pour les maisons, les écarts sont plus faibles. La Corse (+3,2 %) et les Hauts-de-France (+2,6 %) montent le plus. Trois régions reculent : Auvergne-Rhône-Alpes (−1,5 %), l'Île-de-France (−0,7 %) et le Grand Est (−0,7 %).
Sur trois ans, les reculs les plus nets touchent les maisons d'Île-de-France (−8,8 %) et les appartements des Pays de la Loire (−7,5 %). Quatre régions ont un prix des appartements supérieur à celui de 2023 de plus de 1,5 % : la Bretagne, la Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur et les Hauts-de-France.
Le nombre de ventes baisse dans 9 régions sur les 12 où il est calculé. Il progresse en Corse, dans les Pays de la Loire et en Île-de-France. Ces volumes seront revus à la hausse quand toutes les ventes du semestre seront publiées.
Le rendement brut par région
Le rendement brut rapporte un loyer annuel au prix d'achat. Ici, il compare le loyer d'annonce moyen des appartements au prix médian au m² des appartements vendus au 1er semestre 2026.
Il est le plus élevé là où les prix sont bas :
- Bourgogne-Franche-Comté : 7,9 % ;
- Grand Est : 7,8 % ;
- Centre-Val de Loire : 7,0 %.
Il est le plus faible là où les prix sont hauts :
- Corse : 5,1 % ;
- Nouvelle-Aquitaine : 5,2 % ;
- Île-de-France : 5,3 %.
Ce rendement est brut. Il ne tient compte ni des charges, ni de la taxe foncière, ni de la vacance, ni de l'impôt. Les loyers d'annonce sont aussi un peu plus hauts que les loyers réellement encaissés. Notre article sur le rendement brut et le rendement net explique l'écart entre les deux.
Un mot sur l'outre-mer
Les données couvrent la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et La Réunion. Mayotte en est absente. Les volumes y sont faibles : moins de 1 000 ventes d'appartements par territoire sur le semestre.
- Guadeloupe : 3 350 €/m² pour un appartement (−1,5 % sur un an), 3 140 €/m² pour une maison (+4,7 %), 700 ventes.
- Martinique : 3 070 €/m² pour un appartement (+4,2 %), 2 780 €/m² pour une maison (+8,2 %), 576 ventes.
- Guyane : 2 710 €/m² pour un appartement (−3,9 %), 2 730 €/m² pour une maison (+2,1 %), 355 ventes.
- La Réunion : 2 960 €/m² pour un appartement (+4,4 %), 2 900 €/m² pour une maison (+2,7 %), 1 516 ventes.
En Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion, la publication des ventes du semestre est incomplète. Avec si peu de ventes, quelques transactions suffisent à déplacer une médiane.
Aller plus loin
Une région regroupe des marchés très différents. Le prix d'une métropole n'a souvent rien à voir avec celui des communes rurales voisines.
Le bilan national est dans notre article ce que disent les ventes du 1er semestre 2026. Le classement des villes figure dans l'étude prix des 30 grandes villes au 1er semestre 2026. Le détail par département est dans les plus fortes hausses et baisses par département.
L'observatoire permet de descendre à la commune et au quartier. Pour un logement précis, l'estimation en ligne part des ventes proches de son adresse.
Questions fréquentes
Quelle est la région la plus chère en 2026 ?
L'Île-de-France, avec un prix médian de 5 700 €/m² pour un appartement au 1er semestre 2026. Pour les maisons, la Corse (3 900 €/m²) et Provence-Alpes-Côte d'Azur (3 890 €/m²) dépassent l'Île-de-France (3 480 €/m²).
Quelle est la région la moins chère ?
Le Grand Est, avec 1 770 €/m² pour un appartement et 1 540 €/m² pour une maison. Ces chiffres excluent le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle, absents des données publiques. La Bourgogne-Franche-Comté suit de près, avec 1 840 €/m² pour un appartement.
Pourquoi le Grand Est n'a-t-il pas d'évolution du nombre de ventes ?
Dans plusieurs départements de la région, les actes du 2e trimestre 2026 sont publiés avec retard. Comparer le semestre à celui de 2025 donnerait une baisse trompeuse. L'évolution des prix reste publiée, car elle repose sur assez de ventes.
Sources et méthode
Ventes : DVF+ open data du Cerema, d'après la DGFiP, livraison 2026.2 du 15 octobre 2026. Ventes simples de logements (une maison ou un appartement, surface connue), du 1er janvier au 30 juin de chaque année. Évolution : rapport des prix médians du 1er semestre 2026 et du 1er semestre 2025 (ou 2023 pour trois ans), moins un. Une évolution n'est publiée qu'au-delà de 100 ventes sur chaque semestre comparé. Le Bas-Rhin, le Haut-Rhin, la Moselle et Mayotte ne figurent pas dans ces données publiques.
Loyers : carte des loyers 2025 (DGALN, ANIL), loyers d'annonce charges comprises. Rendement brut : loyer au m² multiplié par 12, divisé par le prix médian au m² des appartements. Calculs CorpusImmo.
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Estimation statistique indicative, calculée à partir des transactions publiques DVF. Elle ne constitue pas une expertise immobilière.



